L’année 2025 a confirmé ce que beaucoup pressentaient : le rôle du secrétaire général ne se limite plus à l’organisation des réunions du conseil et à la rédaction des procès-verbaux. L’intégration de l’intelligence artificielle dans la gouvernance d’entreprise, l’évolution rapide des cadres réglementaires et les exigences croissantes en matière de cybersécurité ont élargi son périmètre de façon structurelle.
Dans ce contexte, les experts de DiliTrust ont organisé une table ronde avec des secrétaires généraux pour identifier leurs défis les plus pressants. Voici ce qui en est ressorti.
Vue d’ensemble : 5 défis, 5 leviers
| Défi | Ce que ça implique | Levier principal |
|---|---|---|
| Adopter des outils IA | Formation, précision, IA privée vs. publique | IA propriétaire intégrée |
| Cybersécurité et conformité | DORA, NIS2, RGPD, documentation des risques | Outils certifiés, hébergement EU |
| Collaboration à distance | Réunions hybrides sécurisées, multilingue | Board Portal chiffré |
| Décisions basées sur les données | Filtrer les informations pertinentes, reporting | Tableaux de bord en temps réel |
| Intégration technologique | Remplacer les outils obsolètes, adoption par le CA | Solutions intuitives, peu d’intégration requise |
1. Adopter des outils alimentés par l’IA
L’IA fait partie du quotidien professionnel des secrétaires généraux, qu’ils le veuillent ou non. Le défi principal n’est pas technologique : c’est la compétence et la confiance dans l’utilisation de ces outils sur des données confidentielles.
Les bons outils permettent de réduire le temps consacré à la préparation des réunions, d’automatiser les résumés de documents et d’accélérer la rédaction des procès-verbaux. Lini, l’IA propriétaire de DiliTrust, génère automatiquement des procès-verbaux structurés à partir des transcriptions audio des réunions du conseil. Elle permet aussi d’interroger les documents du conseil en langage naturel : ordre du jour, résolutions passées, rapports de comités.
L’IA va aussi de pair avec la sécurité des données. Les conseils d’administration s’appuient de plus en plus sur les secrétaires généraux pour choisir des outils dont l’IA est privée (les données restent dans l’environnement de l’organisation) plutôt que publique (les données transitent vers des serveurs tiers). Cette distinction est devenue un critère de sélection incontournable.
L’AI Act européen, en vigueur depuis 2025, ajoute une dimension réglementaire à ce choix : les organisations qui déploient des systèmes d’IA doivent documenter ces systèmes, former les utilisateurs concernés et garantir leur traçabilité. Le secrétaire général est souvent en première ligne pour coordonner cette documentation au niveau des instances.
2. Limiter les risques liés à la cybersécurité
L’adoption de l’IA accroît la surface d’attaque numérique des organisations. En janvier 2026, le SGDSN a publié la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, qui renforce les obligations des entreprises françaises en matière de protection des systèmes d’information et de résilience opérationnelle.
Pour les secrétaires généraux, qui sont les gardiens de la documentation confidentielle du conseil, cela se traduit par des responsabilités concrètes :
- Vérifier que les outils utilisés par le conseil respectent les standards de sécurité (ISO 27001, chiffrement, authentification à deux facteurs).
- S’assurer que les données du conseil sont hébergées dans l’Union européenne.
- Documenter les protocoles de sécurité applicables aux réunions et aux échanges entre administrateurs.
Dans les secteurs financiers, DORA impose depuis janvier 2025 un cadre de résilience numérique incluant les fournisseurs technologiques tiers. Les secrétaires généraux intervenant dans ces secteurs doivent s’assurer que les contrats avec leurs prestataires Board Portal respectent ces exigences. Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez notre article sur la cybersécurité comme priorité de gouvernance.
3. Améliorer la collaboration et la communication
Les réunions hybrides sont devenues la norme dans de nombreux conseils d’administration français et internationaux. Organiser une réunion où certains administrateurs sont présents physiquement et d’autres en visioconférence depuis plusieurs pays exige des outils fiables, sécurisés et accessibles depuis n’importe quel terminal.
Les secrétaires généraux doivent garantir que les documents de conseil parviennent aux bonnes personnes, dans les délais, sans passer par des canaux non sécurisés comme la messagerie standard. Les annotations partagées, la gestion des votes et les espaces distincts par comité (audit, rémunérations, risques, ESG) réduisent la charge de coordination manuelle.
Selon une étude Deloitte sur l’utilisation des données dans les directions juridiques, les équipes les mieux équipées en outils collaboratifs prennent des décisions plus rapides et mieux documentées. Ce constat vaut directement pour les secrétaires généraux.
4. Prendre des décisions basées sur des informations exploitables
La quantité d’informations que traite un secrétaire général ne cesse d’augmenter. Rapports financiers, obligations réglementaires, documents des comités, résolutions en cours : le vrai défi est de filtrer l’essentiel, pas d’accéder à davantage de données.
Les tableaux de bord en temps réel, intégrés aux outils de Board Portal, permettent de suivre l’état des décisions, des votes, des résolutions et des tâches assignées sans multiplier les échanges par email. Ils donnent au secrétaire général une vue centralisée sur l’activité du conseil et de ses comités.
En 2026, 28 % des conseils du SBF 120 ont mis en place un comité dédié à l’intelligence artificielle. Le secrétaire général doit souvent en assurer la coordination documentaire, ce qui ajoute un périmètre supplémentaire à son rôle.
5. Intégrer des technologies adaptées au conseil
L’adoption d’un nouvel outil par un conseil d’administration échoue souvent non par manque de fonctionnalités, mais par manque d’ergonomie. Les administrateurs ont des niveaux d’expertise technique très variés. Un outil qui nécessite une formation longue ou une connexion VPN sera abandonné rapidement.
Les critères qui font la différence lors du choix d’un Board Portal :
- Accessibilité sur web et mobile, avec mode hors ligne.
- Intégrations natives avec les outils de signature électronique.
- Interface simple, sans étapes techniques pour les administrateurs.
- Migration progressive depuis les systèmes existants, sans interruption.
Le secrétaire général est généralement le promoteur interne de cet outil. Sa crédibilité dépend en partie de la qualité de la solution choisie.
Conclusion : un rôle central en 2026
Le rôle du secrétaire général continue de s’étendre. En 2026, il est à l’intersection de la gouvernance, de la conformité réglementaire, de la sécurité des données et de l’intégration de l’IA dans les instances. Les organisations qui lui donnent les bons outils gagnent en efficacité et en résilience. Celles qui ne le font pas accumulent des risques silencieux.
En savoir plus sur le Board Portal de DiliTrust et comment il répond aux défis du secrétaire général.
FAQ : secrétaire général et gouvernance en 2026
Quel est le rôle du secrétaire général dans la gouvernance d’entreprise ?
Le secrétaire général est responsable du bon fonctionnement formel du conseil d’administration : organisation des réunions, préparation des convocations et de l’ordre du jour, coordination et sécurisation de la documentation, rédaction et suivi des procès-verbaux, et respect des règles de gouvernance. Il est souvent le point de contact central entre les administrateurs, la direction générale et les prestataires technologiques.
Pourquoi le Board Portal est-il devenu indispensable pour les secrétaires généraux ?
Un Board Portal remplace les échanges par email, les documents partagés sur des serveurs non sécurisés et la coordination manuelle des réunions. Il centralise l’ensemble du cycle de vie d’une réunion du conseil : de la préparation de l’ordre du jour à la signature des procès-verbaux, en passant par la gestion des votes et des comités. Pour le secrétaire général, c’est un gain de temps direct et une réduction des risques documentaires.
Comment l’AI Act affecte-t-il le rôle du secrétaire général ?
L’AI Act impose aux organisations de documenter les systèmes d’IA qu’elles déploient et de former les personnes concernées. Le secrétaire général intervient souvent dans la coordination de cette documentation au niveau des instances : choix des outils IA utilisés par le conseil, vérification que ces outils respectent les obligations de transparence, et archivage des décisions relatives à l’IA dans les procès-verbaux.


