Retour sur le Grenelle du Droit II

Paris, le 16 novembre 2018

Grenelle du Droit II : DiliTrust soutient le développement et la digitalisation de la filière juridique

Le vendredi 16 novembre 2018, DiliTrust était partenaire Sponsor Premium du Grenelle du Droit II qui s’est tenu au Palais Brongniart, à Paris, en présence du Premier Ministre Edouard Philippe. Le but de cet événement était de rassembler toutes les professions du droit pour émettre des propositions afin de construire l’avenir de la filière juridique, en renforçant l’attractivité du droit français, la compétitivité des systèmes juridiques, l’employabilité et la mobilité des professions de la filière juridique. Cette demi-journée a été organisée par l’AFJE et le Cercle Montesquieu.

La plénière d’introduction a tout de suite donné le ton en ouvrant sur le thème de l’accessibilité. Selon Marie-Aimée Peyron, Bâtonnier de Paris, il faut « se sentir engagé pour donner l’accès au droit à tous, permettre aux jeunes de comprendre et connaître le droit ». Stéphanie Fougou, présidente de l’AFJE, a également lancé le débat sur les outils digitaux : « il n’est plus question de savoir si c’est bien ou pas bien. Ils existent et il faut vivre avec ! ». L’émergence des Legaltechs sur le marché illustre bien l’intérêt porté sur le droit et les technologies. Le droit est une filière qui se digitalise. Les espaces collaboratifs dématérialisés sont là pour aider les acteurs du droit à « embrasser le changement du tout numérique plutôt que d’y résister » comme l’a annoncé Yves Garagnon, CEO de DiliTrust, au cours de cette plénière d’introduction.

Notre rôle envers la filière juridique, en tant qu’éditeur de logiciel, est de l’amener sur le chemin de l’innovation au service des besoins des acteurs du droit. La transition numérique a apporté de nouveaux défis et besoins. Depuis plus de vingt ans au contact des Directions Juridiques, nous avons constaté une exigence d’accompagnement de la croissance des entreprises pour apporter plus de productivité, faire plus à budget équivalent. Pour leur permettre de s’inscrire dans une démarche du tout numérique, il faut assurer la sécurité, la protection des données sensibles des documents juridiques qui circulent de manière dématérialisée.

« Il faut embrasser le changement du tout numérique plutôt que d’y résister. »

Yves Garagnon, CEO de DiliTrust

Stéphanie Fougou a par ailleurs lancé un appel à tous pour aider à propulser un champion européen du digital avant de conclure en disant qu’il faut décloisonner les services dans une logique de partage d’information et « lutter contre les silos dans les sociétés, servir pour l’efficience du client ».

A la suite de cette plénière, les participants ont pu se répartir en cinq ateliers de travail, dont un autour du thème de « l’innovation du juriste du 21e siècle ». Il ne s’agissait pas là de parler de technologie, d’outils numériques, mais plutôt du parcours numérique. Les juristes vont produire du sens à l’aide de la machine à travers 3 piliers : 

  1. La création d’un environnement favorable à l’innovation
  2. L’accompagnement
  3. La récompense

Tout d’abord, il faut améliorer la formation au droit mais aussi les soft skills : langue, économie, communication, capacité à travailler en collaboration… Faut-il pour autant que les juristes apprennent à coder ? Certains juristes peuvent devenir de formidables développeurs mais ce n’est pas là le but. Il faut qu’ils comprennent néanmoins la logique des machines, qu’ils sachent les appréhender et travailler avec.

Aussi, qu’ils soient formés initialement ou en expérience continue, leur capacité d’innovation doit être accompagnée par du coaching. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à faire former les plus séniors par des juniors. De même, deux personnes de services différents peuvent s’échanger leur best practices pour la bonne gouvernance des processus d’innovation.

Enfin, abordons la question de la récompense. S’il y a innovation, il y a prise de risque. Le risque est souvent considéré comme un échec, mais il ne doit pas être un obstacle à l’innovation. Il faut prendre en compte la capacité d’innovation dans la récompense. Là où c’est possible, quand c’est possible, il faut dédier du temps de travail à l’innovation et au développement d’idées nouvelles.

En conclusion de cet événement, les discours de Stéphanie Fougou et de notre Premier Ministre Edouard Philippe étaient particulièrement encourageants et riches d’enseignements.

« Nous nous attachons à renforcer l’attractivité et la compétitivité de nos entreprises [par] l’usage du numérique pour accélérer les procédures. »

Stéphanie Fougou, Présidente de l’AFJE

La Présidente de l’AFJE a aussi émis la volonté de rapprocher tous les métiers du droit pour le rayonnement du droit européen et français, afin d’agir pour les futures générations. Monsieur le Premier Ministre a validé cette opinion, tout en encourageant la pratique de la pluriprofessionnalité et l’intégration du numérique aux métiers du droit pour répondre mieux aux besoins du justiciable : 

« Il convient de piocher dans une gamme très étendue d’outils, tout ce qui peut vous être utile dans votre relation avec vos clients ou avec les usagers. » … « Bref, on peut être un excellent juriste et un geek. »

Edouard Philippe, Premier Ministre français